mercredi 22 mai 2013

Geographie d' Albanie 1854

INSTRUCTIONS POUR M. HECQUAltD, Scutari (Albanie).

L'étude de la géographie ancienne de l'Épire présente encore bien des lacunes, que peut seule combler une exploration attentive de la contrée. Sculari est placé presque au centre du pays appelé par les anciens lllyrie grecque ou Nouvelle-Epire {Epirus Aova), et occupe vraisemblablement remplacement de Scodra,
 Les notes des divers auteurs out été discutées dans les séances de la section de correspondance et adoptées ensuite par la Commission centrale.

mentionné par Tite-Live et Ptolémée. Il serait bon de s'assurer ilu véritable emplacement de la ville antique et de faire des fouilles à l'entour de l'ancien lac  tout le cours du Drin, l'ancien Drilo, qui paraît avoir servi pendant quelque temps de limite entre l'illyrie grecque et l'Illyrie barbare.

Les notions que l'on possède sur les populations anciennes de ces provinces sont extrêmement incomplètes. Est-il encore possible actuellement de distinguer les peuples qui babitent entre le lac de Scutari et le Drin blanc, lesquels sont désignés par les anciens (Thucydide, Tite-Live, Pomponius Mêla, Ptolémée) sous le nom de Taulantiens, et ceux qui habitent au sud de Prisren, sur l'autre rive du Drin blanc, et que Polybe, Plutarque et Tile-Live nomment Parlhiniens? Il serait extrêmement important d'étudier toutes les populations du nord de l'Épire, afin de déterminer dans quelles proportions se sont mêlées les races slaves, illyriennes et épiroles, de le» comparer surtout aux montagnards du Monténégro.

Si M. Hecquard peut pousser ses investigations un peu plus loin, il fera Lien de reconnaître dans son parcours la Via Egnatia, qui allait à travers l'Épire et la Macédoine jusqu'à Byzance, et qui passait par Lychnidus, aujourd'hui sans doute Okhrida, sur le lac du même nom.

La position cle Cavii, mentionnée par Tite-Live dans son Xliii" livre, n'est pas connue et doit être cherchée entre le fleuve Genesus et le fleuve Panyasus, c'est-à-dire entre le Scomhi ou Tobi et le Cavaya. Il en faut dire autant de Bulis, souvent cité par les anciens, et notamment par César, Tite-Live, Etienne de Byzance, Cicéron, et qui était bâti sur la rive gauche du Genesus, sans qu'on puisse savoir au juste où elle se trouvait.

Une étude approfondie de ce qui peut rester de l'ancien Epidamnus, colonie de Corcyre, appelé ensuite Dyrrachium, serait extrêmement intéressante. C'était le point de départ de la Via Egnatia, et ses antiquités n'ont guère été explorées. M. Hecquard, s'il peut se transporter jusqu'à Durazzo, fera donc bien de suivre la voie romaine, à partir de là, en se dirigeant vers Okhrida.

Au nord d'Okbrida, il trouvera des localités romaines dans la direction de Scutari, et il fera en sorte de retrouver les emplacements de Draudacum et d'Oëneum.

Dans son exploration du pays, il devra aussi visiter, si cela est possible, Dukapin, l'ancien Doracium MeIronolis, qui a eu jadis une grande importance, et Ibali, l'ancienne Deabolis des Byzantins, la Dibolia de Ptolémée.

M. Hecquard pourra éludier, non seulement au point de vue ethnologique, mais encore au point de vue philologique, les diverses populations de l'Épire septentrionale, et notamment les Zingaris ou Bohémiens, que les géographes disent s'y trouver en fort grand nombre.

Il a été publié, en 1835, à Francfort-sur-le-Main, par le chevalier de Xylander, un ouvrage sur la langue des Schkipetars ou Albanais. Si notre confrère pouvait se le procurer par un libraire de Trieste ou de Vienne, il ferait bien de noter, sur la grammaire et sur le vocabulaire contenus dans cet ouvrage, les différences de locution, de mots et de formes verbales suivant les cantons. M. de Xylander a négligé malheureusement d'indiquer les différents dialectes qui peuvent exister. Il est nécessaire de remplir cette lacune.

La langue des Schkipetars comprend des mots appartenant aux familles grecque, latine, slave et turque. Ces derniers, qui sont en petit nombre, peuvent facilement être distingués ; mais on ne sait pas si les mots de forme latine ont été introduits par les Romains, ou dérivent d'un ancien idiome voisin du grec de la famille pélasgique, et dont le latin serait lui-même en partie dérivé, les colons pélasges qui vinrent s'établir en Italie ajant remonté de Grèce par le nord du golfe Adriatique. La comparaison des diverses formes de mots pourrait mettre à cet égard sur la voie (1).
Depuis la rétlaelitm de ces instructions, M. Hjlin a fait paraître iCS sllbaiiesiiclit: Htxdieit, dans lesquelles il éclaire quelques- unes des questions proposées à l'examen de M. Hecquard. Je le renverrai donc ù la lecture de ce savant ouvrage. A. M.

Le voisinage du Monténégro permettra de recueillir le vocabulaire de la langue de ce pays et de constater ainsi la forme des mots d'origine slave qui ont pénétré dans le schkipetar.

Il serait utile, pour la question ethnologique, de so procurer des portraits fidèles des individus présentant au plus haut degré le type des diverses races de l'Épire.

Il existe en Epire divers lacs. Quelles sont les causes de leur alimentation? Ouelle est la nature de leurs eaux et leur profondeur?

Quelques délails sur le régime des rivières, sur l'époque de la fonte des neiges dans les montagnes qui séparent l'Épire do la Bosnie et de la Macédoine, seraient fort intéressants ; de môme M. Hecquard fera bien de s'attacher h marquer sur la meilleure carte qu'il se procurera les noms des rivières secondaires qui ne sont pas indiquées dans nos cartes.

Enfin, si notre confrère pouvait faire faire des fouilles à Scutari, il rechercherait surtout les inscriptions grecques et latines, les médailles, les vases et les pierres gravées qui se rapportent à l'histoire ancienne de la ville et pourraient nous dire ce qu'il faut croire de la tradition qui attribue la fondation de celle ville à Alexandre le Grand.

M. Hecquard rendrait un grand service à la géographie actuelle de l'Albanie en en faisant connaître les divisions et subdivisions administratives, l'organisation politique et religieuse. Tout ce qu'il pourra dire sur la slatistique et la population de ce pays serait reçu avec reconnaissance par la Société de géographie. Il émettrait son opinion sur les limites précises qu'il faut assigner à l'Albanie et sur l'exlensioo qu'il convient d'attribuer à la dénomination à l'Êpire.

M. Hecquard est prié de donner aussi sur le Monténégro tous les renseignements qu'il pourra fournir. Il consultera avec fruit la carie de ce pays par Karacsay, publiée en 1842, et la carte manuscrite du Monténégro par le prince Wassoewitch.es, carte dont nous lui envoyons un calque, et qui se trouve accompagnée d'une notice sur la haute Albanie, insérée dans le t. XV de la 2 série du Bulletin de la Société, p. 166.

Géographie Modbbnb.Mes voyages en Albanie et en Epire remontent à 1836 et 1838; j'accompagnais mon savant auni M. Boue, membre de l'Académie des sciences de Vienne (Autriche). Ce géologue a publié la description générale de la Turquie d'Europe ( La Turquie d'Europe, Paris, 18AO, à vol. iii-8° ). De mon côté, j'ai publié deux mémoires dans le Recueil des Mémoires de la Société géologique de France (t. V de la 1" série, 1812, et  de la série, 1816. Le résultat de nos voyages a introduit des rectifications importantes dans la géographie de ces contrées; mais il reste d'énormes lacunes à combler.

Voici les itinéraires que j'ai suivis : 1° de Novi-Bazar à Uskiup, parlpek, Pristina et Katchanik; 2e de Novi- Bazar à Scutari, par le plateau de Souodol, Rojai, le lac dePlava et les montagnes de Schalia; 3° de Scutari à lanina, par Lesch, Tirana, Elbassan, Bérat, Klissoura. Prémiti et Ronitza ; k° de lanina à Gorfou, par Philatès.

Dans un autre voyage (en 1837) M. Boue a parcouru sans moi: 1° la route de Novi-Bazar à Séraïévo, par Siénitza, celle d'Uskiup à Scutari par Prisren et les montagnes de la Mynlita; 3° la route de Monastir à Prisren. par le lac de Pressa, le lac d'Okhrida, Krilchovo et Kalkandèlen; 4° la roule de lanina à Larissa, par Metzovo; 5° celle de Kastoria à Okhrida, par le lac marécageux de Malik.

M. le professeur Grisebnch a suivi la route de Salo- nique à Scutari par Monastir, Uskiup, Prisren, etc. Ses recherches botaniques l'ont conduit au sommet de plusieurs montagnes; son ouvrage (Reisen durch Rumelicn und nach Brussa, Gœtlingen, renferme également des renseignements pleins d'intérêt.

Enfin, M. le colonel Leake ( Travels in northern Greece, 4 vol. in-8, 1835) s'est rendu de Kastoria à lierai, par Goritza et les montagnes de Khopari et du Tomorilza.
Tels sont les éléments dont j'ai profité pour construire, sous la direction du colonel Lapie, les cartes qui accompagnent mes mémoires.

M. Grasset, consul de France à lanina, m'avait promis la description de son ascension au Tomoros; il n'a pu me la transmettre. M. le docteur Joseph Millier, auteur d'une brochure sur l'Albanie (Prague, 1844), m'a envoyé le commencement de son itinéraire de Scutari à Okhrida par la vallée du Drin noir, qu'aucun Franc n'avait, à ce que je sache, parcouru avant lui. Ce savant espérait venir à Paris et me donner verbalement tous les renseignements dont j'avais besoin pour faire usage de sos observations. Les circonstances ne lui ont pas permis d'exécuter son projet et m'ont privé de matériaux précieux.

Si vous tracez sur une carte les itinéraires que je viens de citer, vous verrez qu'ils dessinent un réseau à très larges mailles qu'il s'agirait de remplir.

Il parait que, postérieurement à nos voyages, des observateurs ont parcouru l'Albanie et moissonné de nouvelles découvertes. M. Boue publie en ce moment le recueil de ses itinéraires cl les renseignements qu'il a nouvellement recueillis (voyez les Mémoires de fAcadémie des sciences de Fienne). Il m'écrit les phrases suivantes : « Vous serez étonné de me voir donner la » solution de plusieurs problèmes, tels que le cours de » l'Arzan, du Drnitza, du Drin, et celui de cinq ou six » cours d'eau de l'Ischm. Nous avons eu le plus grand » tort de céder aux imporlunités de notre botaniste et » de renoncer à notre excursion à l'ouest d'Ipek. Il » fallait s'élever à travers de vastes solitudes jusqu'à la cime des montagnes qui dominent le lac de Plava. » De ce poinl, nous aurions eu la carte de 30 lieues de  pays à la ronde. C'est ce qu'a exécuté un Kalouguiéri. Rougova est fixé avec le nombre de ses habitants; le Sebar, décrit cime par cime; Dibre, déchiffré. »

Je me contente de vous tracer l'exiguïté des connaissances positives qu'on possède sur l'Albanie, pour vous démontrer que vos recherches, de quelque côté qu'elles se portent, vous fourniront une ample moisson de faits nouveaux.

C'est avec une juste raison que M. Maury vous recommande de reconnaître la Via Egnatia. J'ai essay île placer sur ma carte les stations île cette route, depuis Lychnidus (Okhrida) jusqu'à Thessalonique; je n'ai jamais pu y parvenir d'une manière satisfaisante. Cette difficulté doit tenir à l'insuffisance de nos connaissances sur le pays.

Géologie.Les montagnes du lac de Plava, de Gouzinié et de Schalia, situées au N.-E. de Scutari, nous paraissent, d'après leurs fossiles, appartenir à la craie inférieure et moyenne. Elles se composent de calcaire compacte, de dolomie, de conglomérats, de grès. La roche dominante est le calcaire; la dolomie constitue des pitons déchiquetés, dont les formes rappellent celles de certaines vallées du Tyrol.

A Gouzinié, entre ce village et celui de Schalia, nous avons trouvé dans le calcaire des hippuriles, des sphé- rulites, des polypiers, une grosse coquille ressemblant à une isocarde. Près de Dêdagnê, le même calcaire renferme des polypiers, des nérinées de plusieurs espèces et une coquille dont la coupe parait appartenir à la Tornatella gigantea.

Ce dernier gisement est à quatre heures et un quart de Scutari; on y va par Kopilik, deux heures trois quarts; Gradiska, trois quarts d'heure ; Dêdagnê, trois quarts d'heure. Il serait très intéressant de casser beaucoup d'échantillons et.d'y rechercher les fossiles dont nous n'avons pu recueillir que des spécimens peu déterminables. Une oudeux journées consacrées à cette localité fourniraient une collection précieuse. Des recherches dans les environs de Scutari amèneraient la découverte de nouveaux gisements.

La vallée dcSchkrel et de Dêdagnê est séparée de la plaine du lac par un rideau demonticulescompo.se de conglomérat tertiaire ou peut-être alluvial, dont les élé- mens proviennent des montagnes voisines.

En montant à la citadelle de Scutari, on trouve des schistes argileux calcarifères, du calcaire argileux schisloîde; le calcaire compacte forme le sommet de la colline. Ces roches nous paraissent appartenir à la formation crétacée. Il serait bon d'étudier l'ordre de superposition des couches et de noter les fossiles qui se trouvent dans chacune d'elles.

Si l'on ce rend de Scutari à Elbassan , on trouve prés de Bouchatz un mamelon de serpentine qui perce dans des grès quartzeux. Le grès nous paraît encore appartenir à la formation crétacée. C'est un fait à vérifier. La serpentine est une roche éruptive dont M. Boue a trouvé d'énormes filons dans la vallée du Drin et sur la route qui conduit de Scutari à Prisren. (Voyez les descriptions que donne ce savant voyageur dans son ouvage précité.)

Les escarpements de Zadrima sont calcaires ; nous les considérons comme crétacés.

On prétend que des gisements île poissons fossiles se trouvent dans la colline qui borde la rive occidentale de l'Hismo et qui s'étend depuis l'embouchure de cette rivière jusque près du col du Gabar-Balkan. Il y aurait des recherches à faire à partir des environs du fort d'Ischm ou Ism; il faudrait déterminer les rapports des couches à poissons avec celles du terrain crétacé et des couches tertiaires.

Nous avons vu des huîtres et des nérioées dans le calcaire de Luz-Han, qui présente une caverne d'où sort un ruisseau d'eau sulfureuse.

Un dépôt lacustre, composé de gréa, d'argile feuilletée et de marne, s'est formé à la hase du calcaire au fond de la vallée de l'Hismo. On y trouve près de Luz- Han un inélanopsis très remarquable.

Un grès quartzeux s'est déposé entre Tirana elle col de Gabar-Balkan ; horizontal en plaine, il redresse ses couches en approchant du col. Contient-il des fossiles? Nous n'en avons pas vu.

En descendant le versant opposé de la montagne, on trouve, environ à 50 pieds au-dessous ilu col, une couche composée de fossiles tertiaires et de fragments arrondis de calcaire fossilifère, répandus dans une marne calcaire. Celte couche nous a paru passer sous les grès précédents (à vérifier) et reposer sur des marnes calcaires ou argileuses de diverses couleurs, qui contiennent des lils subordonnés de grès et de calcaire marneux. Ce dépôt est très intéressant à étudier; il est indépendant du calcaire crétacé contre lequel il est adossé. Il faudrait rechercher s'il contient à sa base des nummulites ; nous avons cité, d'après nos notes prises sur place, la présence de ce genre de fossile dans les couches inférieures visibles; la perte de l'échantillon qui les renfermait laisse planer quelque doute sur ce fait intéressant.

Près de Bérat, le terrain à nummulite prend un grand développement. On le considère maintenant comme l'étage inférieur du terrain tertiaire; à l'époque où nous écrivions, on le rapportait encore à la partie supérieure du terrain crétacé. Il faudrait rechercher l'existence de l'étage tertiaire moyen et de l'étage supérieur du même terrain, et en tracer les limites. Voilà de belles questions à étudier aux portes de votre résidence. Je n'ose aborder ici le chapitre des grandes questions théoriques : cependant, si vos loisirs vous permettent d'entreprendre les longues et pénibles recherches qu'exigé leur solution, veuillez m'en prévenir; je me ferai un plaisir d'entrer dans les explications nécessaires pour vous mettre sur la voie.

Le Muséum d'histoire naturelle de Paris recevrait avec plaisir vos envois de fossiles et le catalogue raisonné indiquant leur provenance et les renseignements que vous pourriez ajouter.

mercredi 15 mai 2013

HEROIZMI I SKENDERBEUT

Heroizmi i Skenderbeut









Për Skenderbeun thonë se, ishte i madhësisë së madhe" kishte bel të lartë, shpatullat e gjëra, i fryrë nga gjoksi, këmbët e lehta, krenar dhe ne hecje teatral, qafa e tij ishte e gjerë dhe e gjatë, kreu i tij i vogël, ballin e lartë, sytë ovale ngjyrë kafe me damarë te zjarrtë  ngjyrë gjaku, fytyra e tij e këndëshme si té një gruaje, flokët e tij te natyrishme te zeza e të dredhura me kaçurrela në qafë, lëkurën e tij me ngjyrë të bardh dhe i pastër nga gjaku i tij i maleve të lindjes, sytë e tij të butë dhe të guximshëm, pa sjellje e të patrembshëm, por më një veprim te vogël rrahje te çerpikve. Zëri i tij degjohej nga një distancë e madhe, si barinjtë e vendit të tij, që degjoheshin mes tyre nga një luginë me  tjetrën.

Skenderbeu shalonte mirë mbi kalë, perdorte shpatën, harkun dhe topuzin.

Epiroti i ri, Gjergj Kastrioti zotëronte gjuhët greke, turke, arabe, italiane, sclavone. Ai këndonte i shoqëruar më fyell si Epirot ne të gjitha këto gjuhë. Por suksesi i një tjetër lloj ishin tëk i interesuari  si  Murati i dytë, pushtues. Skënderbeut me mjeshtri zhdervjellte shpaten, gjuante mirë me hark dhe shtizë, guximi i tij hipur mbi kalë ishte i shkelqyer, pasioni tij ishte për të gjitha lojërat e diciplinat e luftës, gëzimi i tij ishte gjithëmonë kur fitonte në turnire me luftëtar nga te gjitha anët.

Skenderbeu posa kishte arritur moshen 18 vjeçare, i quajtur një nga sandjakats 'e perandorisë, u pesë milje në mënyrë kuaj në kufijtë e Anadollit. Trimerin e tij e shfrytëzon së shpejti, tërhiqen të gjithë sytë hah ai dhe pa zili emocionuese, ai vetë  mbulohëj  me lavdi.

Në një votim unanim, Ushtria i dha atij suksesin e kësaj fushate.
Në kthim, Murati e ngarkoi atë me dhurata.
Atëherë iu dha titulli  Skënderbe, Zoti Aleksandër, nga ky vendë dhe se një ditë ky emër i madh do te jetë i shtrenjtë për të gjithë Perandorin Osmane.

Shpërblime më të shkëlqyera pritur nga luftëtari i ri ishin problemet e reja qe së shpejti shpërthyen në Azi, Skënderbeu mori nën komandën e tij një ushtri me qëllim për të mposhtur rebelët e atyre provencave (Tmolusi afër  Izmirit). Të dyja fushatat e mbyllen ekspeditën  e tij me triumfin e Gjergjit. Pushtimet të disa vendeve të rëndësishme dhe zona të mëdha qe ende ishin jashtë sundimit osman. Është shumë me rendesi te permendim se në këto fusha ku Konstandini i Madh kishte mundur Liciniusin në 324 ku, në 378, Valens mundi Gotët, fitues i ri, i ndjekur nga një numër i të burgosurve, të rrethuar me flamuj, parulla, pré madhështore, u kthye ngadhnjimtar në Adrianopojë.

Trupat e Skenderbeu ishin të freskëta, thuajase të paprekura, ashtu si ai kishte qenë në gjendje të këmbimit tyre.

Në atë kohë, dhe veçanërisht në Lindje, baruti nuk kishte hyre ende me kohë për të ndryshuar artin e luftës: i rezistonte ndonjë trimëri personale, forca fizike gjithmonë ka luajtur rolin kryesor në dramën ushtarake, dhe sfidat e përdorimit te njeriut ndaj njeriut ishte shumë e shpeshtë, si në Iliada dhe Odisea qe sillte kohen si te ishte Jeruzalemi i trimerive per keta heronjë qe ofronin pamje të shpeshta ne keto anë neper Arena te Azisë së Vogël.

Këto duele nuk bëheshin vetëm në kohën e luftës në mes të dy luftëtarëve të armikut të armatosur, por në paqe, ku një i huaj, një udhëtar është paraqitur në një qytet, duke e quajtur vehten si "azil kerkues", emocionuese e tyre nga provokimet e sotme do të ishin absurde, por dikur kishte gjetur një jehonë, sepse ajo ishte koha e fames dhe trimerisë. Vendosur nën mbrojtjen e guximit dhe nderit, pushtues të huaj nuk i frigonte asgjë pasi qe ata mundin kundershtarin e tyre. Ai qe triumfonte kudo kishte të drejtën e strehimit.

Pasi kthehet Skenderbeu ne Andrinopojë, një Skif me trup te një kolosi afrohet ne msin e një ceremonije qe mbahej ne sheshin e qytetit dhe filloi ti sfidoje te gjithë luftetaret dhe personalitet per rrethe Sulltan Muratit.

Ai Skifi kerkonte nga te pranishmit që të dalin dy veta në fushë te Arenës tersishte te zhveshur, te armatosur vetem me thikë ne një rrethe aqe te ngusht sa qe dilet vetem me fitore. Këtë propozim te Skitit aqë te egeresuar as një turk nuk qe i zoti ti pergjigjet, edhepse Sulltani kishte ofruar terheqje te një shperblimi te madh per fitimtarin. mirepo asnjeri nuk levizte. Ne anen tjeter Skifi vijonte te kercente me provokimet e tij ne Arenën perplotë njerez, i trimeruar nga suksesi i tij qe askush nuk guxonte te matej me te, per një çast Skenderbeu doli ne Arenë dhe iu versul pa armë fare barbarit Skif duke ia kapur me doren e tij te majtë, krahun e djathtë te Skitit qe mbante thiken dhe ia drejton ne fytë dhe e lën  përtoke të vdekur Skifin.

E tërë Arena ishte ngritur në këmbë duke leshuar brohoritje ne shenjë guximi dhe admirimi per ngadhnjyesin. Skenderbeu pastaj ia kput koken skifit gjigant dhe ia leshon para këmbëve te Sulltan Muratit si trofe.

Herën tjeter, mirepo në një rast më dinjëzor te tij, Skendebeu tregoi guximin e tij te njëjtë dhe pati te njejten knaqësi.
Ai e kishte shoqeruar sulltanin në Prusa (Brusa) në Bithinië kur aty qfaqen dy kalorës te pasur persanë ku njeri quhej Jahja e tjetri Zampsa, vinin ti ofronin sherbimet e tyre Sulltanit duke deshmuar për trimerit e tyre ata i kërkuan Sulltanit që ti nxjerri dy trima nga njerzit e tij me te famshem per një dyel, qoftë me heshtë ose me shpata, aty ne sheshine qytetit te Bruses.

Sulltani i pranoi lutjet e këtyre dy persanve dhe u kthye kah Skenderbeu.

"Pse, vonohesh o biri im, ty kurrë nuk te mungon guximi, edhe çmimi i këtij triumfi te perket ty, shko pra edhe sot e shenoje rinin tende krenare me krahun tend te pa mposhtur" ...!
Skenderbeu pranoi me knaqësikete propozim por me kushte qe ai vetun t'iu dali perballë dy mercenerve persanë te cilet duhej te sulmonin nje nga nje e jo qe te dyt pernjehere Skenderbeun.

Menjehere Skenderbeu i puthë kembët sulltanit, sipas tradites, merrë armët e tij dhe kercen mbi kali dhe hyn ne rrethin e perleshjes !

Së pari i afrohet Jahja i hypur edhe ai në kali i cili kishte ngrehur heshten e tij te mprehët, atehere Skenderbeu hypur ne kali ndeshet me Jahjan ne kalorim ku persani ia ngul shtizen në mburojen e Skenderbeut.
Jahja mundohej qe me bishtin e shtizes ta rrzonte nga kali Skenderbeun por, nuk ia arrinë, dikur me mundim e terheq shtizen nga mburoja e Skenderbeut dhe me plotë fuqi Jahja e hedh ne drejtim te Skenderbeut duke shenuar vetem koken e tij, por Skenderbeu largon koken dhe i shpeton ketij sulmi.

Tani Jahja zbret nga kali, zbret ne tokë menjehere edhe Skenderbeu dhe i afrohet Jahjas, te dy mbanin ne dor shpatat.

Mirëpo Zampsa, tjetri kundershtar i Skenderbeut, duke thyer konventen(marrveshjen) me vrap shalon kalin e tij ne drejtim te Skenderbeut me shtiz ne dor mirëpo Skenderbeu, duke mos humbur fare kohen më këte dinakeri te kundershtarit te tij per ta denoncuar para publikut, ai ia fut shpaten e hekurit mu ne fyt ku menjehere ra i vdekur para kembeve te kalit te tij.

Kur e shef Jahja shokun e tij te vdekur per toke, leshon një klithje te tmerrshme dhe versulet ne drejtim te Skenderbeut hipur ne kali. Shpata e Jahjas gati sa nuk e qellon koken e Skenderbeut por me guximin e tij i perballon sulmet e kundershtarit persan. Nga te dy anet ishin te barabaret derisa dikur Skenderbeu me një te qelluar ne qafë e godet Jahjan dhe teju i palles se tij i shkon gati tek kofshet, ashtu qe kali i Jahjas e terhjekë trupin e te zotit te tij te pergjakur i cili pas disa qastesh rrokulliset per toke pa shpirtë.

I knaqur nga keto eksplorime gjithnje me fitore te një gladiatori te famshem, Sulltan Murati e merrte gjithmonë pranë veti Skenderbeun, ne te gjitha fushatat e reja.

Ishin se bahku edhe në rrethimin e Pruses te Nikomedisë dhe te Otresë.
Ne sulmin e kesaj te fundit, pra në Otre, Gjergji u sul i vetem mbi muret e kesaj keshtjelle, nguli flamurin e Sulltanit dhe ashtu i vetmuar hyri mbrenda ne keshtjellë.
Mirëpo kur e panë banorët e rrethuar këtë hero qe luftonte me nje trimeri te rrallë, një djalosh floket kaçurrela qe mbante shpaten ne dor, atyre banorve iu kujtua komandanti legjendar, Aleksandri i Madh, te gjithë ran per tokë te gjunjezuar dhe iu dorzuan me thirrjet Aleksander, Aleksander !

Dikur ne Indi,siper lumit Gangë, ne rrethim te qytetit Oksidrakë qe sot është ne territorin e quajtur Utçe ne mbretrin e Lahores, kur njesoj gati se ne te njejtat rrethana e ksihte dhene kete shembull heroik edhe komandanti maqedon Aleksandri i Madh.

             *                  *                     *

Athua se, Murati besonte ne sinqeritetin e fjalve te Skenderbeut ?


Mund te dyshojmi. Mirpo ishte dita e para nisjes se një ekspedite te rendesishme, nuk donte te huqi kete rast, mandej shtrohet edhe pytja tjeter se ndoshta Murati me te vertete e donte me zemer kete djalosh te ri ri qe e kishte rritur pran tij me plote kujdesin e duhur.

Murati nuk kishte per momentin asnje prove dyshimi per besnikerin e Skenderbeut ndaj tij, perveqese raporteve te disa gjeneralve tjere qe ia terhiqnin vemendjen sulltanit.

Murati e evitonte kete skandal qe qe ziheshin nga intrigat e pallatit dhe deri ne ushtrin e tij, nuk donte kurresesi ta humbaste gjeneralin e tij te famshem.

Me në fund sulltan Murati zgjodhi si menyren me te mirë dhe te volotshem, per një mision në Misië ia besoj komanden Skenderbeut per te luftuar kunder Despotit serbë Gjorgj te dinastis së Brankoviçve.

Kjo Misia dikur shtrihej nga Danubi e deri ne malet e Sharrit, ne perendim kufizohej me Rashken, ne lindje me Bullgarine, ne jug me Shqiperinë. Ne vitin 1151 Mesia, pra Kosova, pushtohet nga tirani Qudommillë qe pastaj ne shekullin XIV -të forcohet ne nje perandori nene Dushanin, gati deri 35 vjete para betejes se famshme ne kete vendë, u nda pas pushtimit turkë e tere Mesia, nga Danubi deri ne alpet e Sharrit, e ndajten ne "livadie"=sanxhake; beogradi, smedereva, novi pazari dhe krushevci. E perbenin popullsia mese, dardane, skordiske, pikenset dhe disa fise sllave e fine.

E pushtuar terësishtë nga Augusti ne shekullin e parë, u nda ne dy provinca. Mizija e parë apo Superiore, dhe Mesia e dytë apo e quajtur edhe Mesia e mbrendshme qe sot(1855) eshte e ndar ne mes te Bosnjes, Serbisë dhe Bullgarisë se sotme.

Nëse Skenderbeu adhurohej nga ushtarët  dhe e terë ushtrisë osmane, nuk ishte e njejta gjë me pashallaret rreth Muratit te cilët inatoseshin  në këto kohëra me komplote e intriga kunder gjeneralit te shquar Shqiptar.

Më së miri për t'iu ikur këtyre dyshimeve qe tjerët dyshonin në sinqeritetin e Skenderbeut dhe per te dhene provat e tija si asnje here më parë, Skenderbeu luftoi kunder despotit serbë më një ashpersi te tmerrshme dhe disa here Skenderbeu kthehej fitimtar ne Andrianopojë me dhurata te pasura per sulltanin nga keto ekspedita në viset e Mizisë.

Më në fund Skenderbeu ia shkatrroi te gjitha qytetet dhe keshtjellat despotit serbë, i pushtoi ato dhe despotin e largoi nga Mizia (Kosova) i cili mezi arriti gjallë te strehohej ne Hungari. Këto vise tani me ran te gjitha ne dorë te osmanve.

Mirpo gëzimi i sulltanit nuk ishte pa mjegull. Skenderbeu edhe këtu doli fitimtar, ashtu si e donte Murati, duke hedhur poshtë rastin e volitshem te kthimit te tij në Krujë.

Armiqët e mbrendshëm te pallatit qe e rrethonin Muratin i shtonin turniret ne Andrianopojë me qellim qe mos ndoshta Skenderbeu ne keto dule qe i lakmonte, do te gjeje vdekjen nje dite nga ndonjë gladiator i huaj ne keto luftme te pergjakshme do ti shliroje nga ky rival i madh.

Heret a vonë pra, Skenderbeu e parashihte ketë tragjedi, duhej sa më parë te çlirohej nga zigjiret qe e mbanin lidhur nga Murati. I deshpruar nga kjo pabesi dhe nga kjo gjelozi Skenderbeut tani i mbetej vetem se edeh nje rast i vetëm qe nuk duhej ta humbaste më, kthimin sa më parë ne Krujë.

Shpirti i tij ishte i ngushtuar në një etje per liri, sytë e tij ktheheshin pa nderpre kah e dashura Shqiperi, i mungonte ajri i atyre maleve shqiptare, i mungonte lutja ne gjuhen e te parve te tij, Zotit i lutj ditë e natë qe t'ia japi elanin e një guximi te ri drejtë lirisë per te shpetuar nga kjo robëri.

Qe kur se i kishte vdekur babai, disa bujar te njohur shqiptar e kishin takuar fshehurazi Skenderbeun. Te gjithë e ftonin qe te kthehej në atedhe, per pamvarsi, per liri, emri i tij ishte bere simbol i lirisê i shpetimit kombtar.

"vetem më te degjuar zërin tuaj, e tere Shqiperia do ngrihet si një"

Perseri despoti serbë Brankoviçi kishte mbledhur një ushtri dhe ishte kthyer ne Mesi (kosovë)i kishte larguar te gjitha garnizonet turke. Murati kishte vendosur qe kete here ta shoqeronte Skenderbeun ne kete eksedite ndeshkuese ndaj despotit dhe vetem me te degjuar despoti serbe qe Skenderbeu dhe Murati po iu afroheshin ushtrise se tij, ai menjehere largohet dhe ike perseri pertej danubit ne Hungari.

Edhe këte herë sulltani e shperblen Skenderbeun për vlerat e tij në këte fushatë por as këtë herë Skenderbeut nuk i erdhi ora e duhur për tu kthyer në Krujë.

Pershtur  sipas  Camille Paganel   për  Renesancen ilire shqiptare=Dardan Leka  2008

  =========== vijon në numrin -II-========



Pergatiti për Rilindjen ilire shqiptare Dardan Leka

dimanche 5 mai 2013

A duhet te marrim guximin që ta korrigjojmi Barletin ?

A duhet te marrim guximin që ta korrigjojmi Barletin ?

Fjalen e kemi këtu në lidhje me toponimet dhe emrave tjerë te njerëzve, mendoj se duhet te rishikohet Barleti.Pa dyshim se, Barleti konsiderohet si burimi i parë i historisë së Skenderbeut, por, kurrësesi nuk duhet te themi se Barleti ishte "bashkohës i Skenderbeut" gjë që është e pa sakët, Marin Barleti ishte vetem 8 vjeçar kur vdes Skenderbeu, prandaj...nuk mund te themi se ky autor ishte bashkohës i Skenderbeut, dhe perpos kësaj, Barleti u largua nga Shqiperia qysh i ri, pas rrethimit te Shkodres, 1478, ne moshen 17 vjeçare... siç nxitojnë disa historianë tanë, prandaj duhet evitohen këto gabime;
Mirëpo do flasim në këtë tem arsyet e rishikimit te emrave te vendeve nga Barleti(do flasim edhe per emrin
Voizava) por këtë herë do ti analizojmi edhe njëhere nga fillimi dy toponimet;
=POLOGI= dhe...
=TRIPALDA= qe disa autorë gabohen shumë rreth këtyre dy interpretimeve;
Së pari PoLogu, që më një veshtrim më të prerë, emri "polog" ndahet, nuk është emër vendi, por tregon perafersishtë rrethin e një vendit;
=PO= do thotë;= tek/ té, afër...nga gjuha arumune apo vëllahe që nuk duhet ta konsiderojmi si gjuhë e sllaveve por gjuhë e veçantë e folur nga vëllahët.
=LOG= log, ose Lugi/Lugu, apo Lug, janë emra me kuptim shqip mirëpo parashtesa është vllahishte "po" gjithnjë iu shtohet një =po= para emrit, te shumten e rasteve, si psh, tek mali:
=PO STENA= me kalimin e kohës mori në fund emrin;
= POSTENAN= që do thotë, fshati bri Kodre/ Stene/kérrshi ose Shkambi, pra, Té Shkambi shqip...

Mendoj se, edhe tek Barleti ka perplotë gabime te interpretimeve te vendeve, njashtu si edhe;
=VALIKARDI= që duhej te ishte;
=Bali-Khardhi=Gardhi i Lugines=bali=vali, vallé/ lugina/lugi......
Duhet te kuptohemi se, ne shumë raste, tek ata popuj që nuk kishin mundesi te shkruanin emrat e vendeve te tyre, gjithemon këto toponime interpretoheshin nga te tjeret, pra ata qe njihnin shkrimin...dhe, ne shume raste, gerrma "B" shqiptohet "V" e nganjëhere edhe "P"..


Një autor i njohur i historisë per Skenderbeut këtu në forum, nuk kishte arritur ta identifikonte emrin;
=Vitolina= që ishte;
=Bitoli=Manastiri etj..
Poashtu kemi dilemat(dyshimet) se, emri tripalda qe e hasim tek Barleti e që diskutohet ende, ku disa japin interpretime edhe më të luhatshme si;
=TRIPALDA= disa tjerë ngatrrojnë me fisin e Tribalve..
=TRIBALDA= mirëpo , mendoj se ka gabime në te dy interpretimet, si tek =POLOG= njashtu edhe këtu me toponimin TRIBALI që per mendimin tim, te kerkohet emri i Tribalve në rrethin e Dibres është diçka e pa mujtun, sepse kurrfare lidhje asnjëherë nuk pati kjo pjesë e Maqedonisë me Tribalët e famshëm të Ilirisë, edhe se, dihet që, më vonë, vendet që pushtuan serbët, banoret i quanin Triballi..por jo kurrësesi edhe pjesen jugore te Maqedonisë..


Sipas disa autorve tjerë, toponimi qe e gjejmi tek Barleti, Tribalda apo "Vojsava Tripalda e Pologut" ... edhe Tripalda apo Tribali është gabim i interpretuar apo së paku, i shkruar gabimisht tek Barleti;
Tek një autor tjetër gjejmi një toponim më të besueshëm dhe perputhet perafersisht me toponimin qe e hasim tek Barleti; Autori rumun, Bolintineanu e permend një toponim me emrin;

=TRIPOLOJDIT= dhe kur mundohemi t'ia gjëjmi spjegimin në shqipe, patjetër se duhet të kemi kujdes tek prefiksi="PO"= se aty kemi më parë edhe rrokjen =TRI= që për mendimin tim është interpretim i huazuar nga trakishtja e vjetër, ku =BRI- quhej vendi nën shtruherë, bri një shpati apo kodre, pra, BRI e VRRI janë te afërme, na mbetet rrokja tjeter qe ta zberthejmi;
=POLOJDIT= siç e permendem me siper rastin tek;
=STENA= shkâmbi/krrshi.. iu shtua "PO"-ja "stenhes"
=POSTENAN=
= PO VROKOT, u shëndrrua në VRO KOT, POLEANA, PO LEANA, etj...poashtu edhe tek;
=Po LOJDIT= ose TRIPOLOJDIT= e shohim se i ngatrrohet shumë lehtë në dy toponimet e Barletit, edhe për;
=PO LOGU-t= edhe për
=TRI BALDA-t = apo
=TRI BALDA= (kêtu tek barleti shihet se i mungon skajorja ne dy rastet; -it- si dhe -ut- që shipja i pervetson dhe e konfitrmon
autori rumun tek toponimi TRIPOLOJDIT apo =POLOJDIT= ku kemi -it me rrjedh nga shqipja.
=TRI BALDIT= it
=TRI PO LOJDI T=Bri/rrënxë LOJDIT:
=BRI PO LOJDI T= Pra një vendë në rrethin e Lojdit ?
=Palda= dhe =Balda, a nuk na duket mjaftë te peraferta ?
=Tribolojdit=nuk ka kurrfrarë lidhje me Tribalët e Barletit në krahasim në këtë rast nga ky burim i autorit rumun Bolintineanu, por më afër i mbetet emrit të një lokaliteti të këtyre anve, sesa toponimi Tribald-et apo Tripald-et...
Sido që ta quajmi këtë toponim, pa marrur parasysh se kuptimi iu është dhënë në gjuhën vëllahe, vertetohet se ky toponim mbetët i permendur nga shqiptarët siç e vrejmi, emri Tripolojdit perfundon mê -dit, kjo skajore "dit" apo "ut" është e veçant vetëm tek gjuha shqipe, si shembull, Librazh-dit, polog-ut, Berat-it, etj, perfundimi me "t" verteton se edhe Polojdit ishte ishte i banuar me shqiptar. 

samedi 4 mai 2013

A ishin Vellash-ket Pellash-ket e Homerit ?

 Duhet te ju themi se  emri =ketta= çeta    do thote=grupi...Pellash-ket, Bellash-ket, Vellash-ket, eshte i njëjti popull=i Bardh, vetem se  gerrma e pare ka ndryshuar permes  alfabeteve nga B kaloi ne P dhe fund në "V"...Vellashket=vellahet.
Pouqueville adopte, dans ses traits généraux, le système exposé par Thunmann, mais il ajoute aux textes historiques cités par son devancier, plusieurs traditions populaires assez frappantes. Les Megalovlachites, qui habitent de nos jours les hautes montagnes que Nicétas appelle les Météores de la Thessalie, prétendent avoir pour ancêtres les soldats de l'armée de Pompée, qui se réfugièrent dans les montagnes de la Thessalie après la bataille de Pharsale.

D'autres croient descendre d'une colonie originaire des Abruzzes, et disent, à l'appui de cette tradition, que les Valaques Aspropotamites se qualifient encore de Bruzzù Vlachi. La méme opinion est commune aux Valaques perrhéliens qui habitent Metsovo, une partie du canton de Zagori, de la Livadie, de l'Attique, et qu'on trouve jusqu'en Morée. « Les Valaques Massarets ou Dassarets, qui restaurèrent Moschopolis, à laquelle ils donnèrent le nom de Voschopolis, ville des pasteurs à cause de leur titre de Vlach(-kette =çetta, grupi njerzish luftetaresh.çeta valashke Pellashkete=(çeta=grupe bellashke sipas kreksi) valeureuse peuplade, dont les tribus sont disséminées dans les antons de Gaulonias, de Ghéortcha, et jusqu'au voisinage de Durazzo, sont, à les entendre, la postérité d'une colonie établie par Quintus Maximus, dans la Taulantie, ou Musaché, d'où ils seraient passés dans les monts Gandaviens, au temps des invasions barbares (1).»

Ce qui, à nos yeux, donne surtout de l'intérêt aux voyages de Pouqueville ce sont les documents statistiques qu'il a relevés. Il nous fournit un dénombrement fort curieux des divers groupes de population roumaine qu'il a été à même d'étudier. Voici les chiffres généraux qu'il a recueillis: io Roumains de l'Anovalachie : Malacassites ou Calaritiotes (habi*tant les trois cercles ou semptis de GampoSy de Catzana Ghoria

Ainsi Pouque ville, qui laisse de côté, il est vrai, quelques petits groupes de Tsintsares établis en dehors des limites de l'ancienne Grèce et ceux qui sont répandus à Tétat sporadique dans toute la péninsule des Balkans, n'arrive pas, pour toute cette population, au chiffre de 80,000 individus. Nous allons voir combien ses calculs diffèrent des données réunies par ses successeurs. Les Roumains de la Macédoine, appelés aussi Tsintsares, Valaques boiteux (KoutchoêXapi) ou Valaques noirs (Kapaê>.a)boi), habitent des régions montagneuses d'un accès difiicile, où peu de voyageurs ont pénétré. Nous devons nous borner, quant à nous, à les étudier dans les livres, sans avoir d'autre but que d'indiquer, dans une simple revue bibliographique, quelques points mal connus de l'ethnographie européenne.

Nous disons que les voyageurs ont rarement parlé des Roumains de l'Épire, de la Thessalie et de la Macédoine. Ils en ont parlé cependant assez pour nous révéler leur existence, mais pas assez pour que nous puissions avoir une idée exacte de leur répartition géographique. Les historiens qui s'en sont occupés, sur la foi de renseignements incomplets, n'ont pu se mettre d'accord sur l'origine probable de cette curieuse population, ni sur ses rapports avec les Roumains de la rive gauche du Danube.

Ces trois opinions nous paraissent, quant à nous, inadmis- sibles, et nous sommes tenté d'en développer une quatrième. Nous croyons qu'à l'époque de la retraite d'Aurélien, les Roumains se divisèrent en deux groupes; les uns gagnèrent la Mœsie, les autres cherchèrent, au contraire, un refuge dans les Carpathes septentrionales. Nous ne pouvons expliquer d'une manière satisfaisante ni les passages souvent cités de la chronique de Nestor (1), ni la lettre du pape Grégoire IX au roi Bêla IV (2), ni le nom de la ville de Szatmâr Németi, citée dès le x® siècle (en roum. Satit Mare, grand village), ni enfin la présence à l'extrémité nord-ouest des Carpathes d'une tribu aujourd'hui slavisée, mais très-différentes des Moraves auxquels elle confine, les Vlachisans admettre qu'il se maintint au nord des Carpathes, probablement dans le Marmaros, un groupe compacte de Daco-Romans. Ceux-ci, ayant des mœurs pastorales, purent traverser avec leurs troupeaux de vastes espaces et se maintenir en communication avec leurs frères émigrés au delà du Danube ; une partie de ces derniers revint peut-être plus tard en Dacie. Quoi qu'il en soit, on ne peut sérieusement contester l'étroite parenté des deux branches de la famille roumaine. La langue parlée dans l'Olympe et dans le Pinde se rapproche trop du dialecte dacique pour qu'on puisse révoquer la chose en doute un seul...

Trois systèmes sont aujourd'hui encore soutenus par différents auteurs pour expliquer la présence au sud du Balkan d'un peuple parlant une langue romane. Dans un premier système, préconisé au siècle dernier par Thunmann, les Roumains macédoniens seraient les descendants des anciens Thraces qui avaient reçu des colons militaires de l'ancienne Rome l'usage de la langue atine ; ils n'auraient par conséquent aucune relation directe avec les Roumains des Carpathes. Dans une seconde opinion, soutenue par le colonel Leake, ils auraient la même origine que les populations romanes de la Dacie, dont ils se seraient séparés vers le IX ou le X siècle, pour gagner le Balkan. Une troisième opinion, développée d'abord par Engel et reprise récemment par M. Rosier, considère Tévacuation de la Dacie sous Aurélien comme ayant été complète; les Daces latinisés se seraient retirés en masse sur la rive droite du Danube, d'où ils ne seraient revenus dans leur pays qu'au xi ou au su® siècle. Leur retour ne se serait cependant pas exécuté avec le même ensemble que leur retraite ; une partie d'entre eux seraient restés dans la péninsule et formeraient aujourd'hui les groupes romans de l'Olympe et du Pinde.
Tous ceux qui ont vécu au milieu des populations roumaines, reconnaîtront des Roumains dans le tableau que trace M. Burnouf. Lui-méme ne s'yméprendrait pas, s'il avait seulement lu le petit ménroire de M. François Lenormant. Après avoir constaté que dans l'Olympe et dans le Pinde, « les Vlachopimènes forment comme une traînée répandue sur l'arrête des montagnes et tout à fait étrangère aux races sédentaires qui occupent les plaines et les cités, » il s'efforce de démontrer que ce ne sont pas des Slaves. Ne songeant pas aux Roumains, il imagine une autre origine. « Je ferai remarquer, dit-il, que de tout temps, et aussi haut que l'on peut rencontrer dans l'histoire hellénique, on trouve ces populations sauvages et barbares, menant de front le
métier de bergers errants et de voleurs. Ce n'est pas ici le lieu, mais ce serait un travail intéressant de recueillir dans les anciens auteurs les textes qui prouvent la continuité et la haute antiquité de leur existence dans ces montagnes. Pour écarter l'idée que ce soient les restes d'une invasion slave, je rappellerai seulement qu'ils formaient un corps de troupes, probablement irrégulières, dans l'armée d'Alexandre le Grand ; le jour de la bataille d'Issus, ce roi, qui les connaissait bien, leur adressa quelques paroles citées par Quinte-Curce, et qui seraient parfaitement appropriées à un corps de brigands du Pinde, s'il en existait un. »

 Ceux-ci, ayant des mœurs pastorales, purent traverser avec leurs troupeaux de vastes espaces et se maintenir en communication avec leurs frères émigrés au delà du Danube ; une partie de ces derniers revint peutêtre plus tard en Dacie. Quoi qu'il en soit, on ne peut sérieusement contester l'étroite parenté des deux branches de la famille roumaine. La langue parlée dans l'Olympe et dans le Pinde se rapproche trop du dialecte dacique pour qu'on puisse révoquer la chose en doute...

Le premier auteur que nous ayons à citer est Thunmann(1),qui a consacré une longue et intéressante étude aux Roumains et aux Albanais. Il considère le premier de ces deux peuples comme descendant des Thraces, et il s'efforce de prou^ver cette opinion à l'aide de tous les passages relatifs aux Valaques qu'il a pu recueillir dans les historiens byzantins. Le premier il relève les deux mots romans cités par Théophane à la fin du vi® siècle: Torna, torna frate, mots bien souvent cités depuis et dont on a voulu tirer des conséquences singulièrement contradictoires. En dehors de l'hypothèse qu'il s'est attaché à faire prévaloir, hypothèse qui ne peut plus guère être défendue aujourd'hui, bien qu'elle l'ait été par M. Heuzey, Thunmann a rendu grand service à la science en reproduisant un petit vocabulaire grec, roumain et albanais, publié à Venise en 1770, et qui serait peut-être inconnu aujourd'hui, s'il n'avait pris soin de le rééditer.

Or ses observations personnelles sont peu nombreuses. Il a visité, dans l'Olympe, Vlakho-Livadhi, où il a trouvé, dit-il, 400 maisons; c'est là que résident l'évêque de Pétra et deux magistrats appelés kodia basi. Autour de ce point, il a reconnu les villages roumains de Neokhori, Phteri, Milia et Kokkinoplo, mais il n'en donne pas la population (3). Il se borne à dire que les Roumains de l'Acarnanie portent le nom de Kara-guni ou Valaques Albanais ('Ap6avtTosques;.àpi=(shtepi=kreksi)) parce que leurs anciens campements étaient dans la région supérieure de l'Épire et en Albanie; il ajoute qu'il importe de ne pas les confondre avec les Sarakatsani, nomades grecs qui habitaieit comme eux l'Acarnanie.

« Les Lintopenï sont les hommes les plus résolus et les plus tenaces. Leur opiniâtreté est proverbiale. Ils habitent dans presque toutes les régions de la Macédoine, de l'Albanie, de la Thessalie, de la Sérésie. La plupart des négociants roumains de Vienne, sont des Lintopenï, par exemple: Dumba, Kurti, Spirta, Gehanù,
et, dans les Principautés, Germanù, et Hadïiatù, etc. Les hommes sont sévères et froids envers leurs femmes, ils ne les admettent à leur table (ceux de la campagne), qu'aux jours de fête. Les femmes servent leurs maris, comme de simples domesti ques ; elles font la cuisine, mettent la table, vont aux champs, gardent les bestiaux, nourrissent et élèvent les enfants. Elles sont chargées de tous les travaux pénibles et s'en acquittent sans murmurer. Elles sont belles, grandes, leurs traits sont réguliers, leurs cheveux et leurs yeux généralement noirs. Cette race est originaire des environs de Kastorig.

« Les Nikulcenï, qui appartiennent à la région d'OAnrfg, se distinguent entre tous par leur disposition à l'élégance. Leurs villages, leurs maisons, leurs vêtements sont propres, soignés ; ils ont un air d'élégance qui, chez les hommes comme chez les femmes, s'étend jusqu'aux pauvres. Les femmes sont surtout propres et soignées dans leur'costume ; elles sont même coquettes et elles ont dans leurs maisons, un grand luxe de produits de l'industrie nationale, sortis des mains des femmes roumaines des Gramustenï. Bien qu'elles aient le goût du luxe, elles aiment le travail qui leur procure les moyens de contenter leurs désirs.

« Les Moskopolenï sont originaires des environs de Kolonia. De toutes les branches de la famille transdanubienne, c'est celle qui approche le plus de la civilisation. Elle a donné les hommes les plus distingués comme les Sina(1),lesMoconi(2), les âaguna(3),

(1) Le baron Sina, chef de la maison de banque viennoise que chacun connaît, s'est fait passer tour à tour pour Grec et pour Magyar; il ne parait pas avoir jamais eu conscience de son origine roumaine.
(2) Les Moëoni, qui écrivent leur nom Mocioni ou Mocsonyi, possèdent de vastes propriétés à Pest et ailleurs; ce sont aujourd'hui les chefs incontestés des Roumains de la Hongrie.

(1) Le métropolitain âaguna, ou, comme on écrit en Transylvanie, Siaguna, né à Misisoltz mort en 1874 réussit à faire reconnaître Vaules Gozda (1) ; le grand patriote et grammairien Bojadïi (2) ; Roza (3), qui avait écrit pour les Roumains une histoire et une géographie qui se sont perdues. C'est à Moskopole que fut établie la prem ière typographie. On y imprima un évangile traduit en langue roumaine par le P. Daniel (4). Le langage des Moskopolenï est le plus pur, ainsi qu'on le voit par les écrits de Bojadïi.

« Entre tous les groupes, les Gobiéenï ou Pisoderenï, ont l'humeur la plus guerrière ; eux seuls peuvent se comparer aux Guègués albanais. Ils ne se laissent insulter par personne ; vifs et agiles, leur vie se passe surtout sous les armes. Ils prennent part à tous les mouvements qui peuvent se produire autour d'eux. Us sont bruns, eux et leurs femmes, grands, bien faits. tonomie de l'église grecque orientale roumaine de la Hongrie, confondue jusqu'en 1865 avec l'église serbe; il a fait de louables efforts pour répandre l'instruction parmi ses compatriotes".

« Les Motsent ou Motst, habitent pour la plupart en Thessalie, Ils cultivent les champs, ou font le métier d'ouvrier, de pâtissier, de boulanger. Ils sont, aux yeux des autres Roumains, dans une espèce d'état d'infériorité. De leur sein est sorti Hadîi Petru (1) et le savant Denis Piru(2), originaire des rives de l'Aspropotamo en Thessalie".

« Serresy ville importante*, peuplée de Roumains, renferme dans son sein et dans les localités voisines, des habitants de trois autres races : des Turcs, des Bulgares et des Grecs; elle a une population de 35,000 habitants, sur lesquels les Roumains sont en majorité".

« KruSovit, grande ville, peu éloignée d'une petite ville appelée Tirgoviëtea, et de la source de la Crna Rjeka, à l'est de la Dibra albanaise, oti sont établis beaucoup de Guègues, n'est peuplée que de Roumains. Ceux-ci ont un voïévode turc, et cinq autres fonctionnaires turcs qui assistent le voïévode et administrent de
concert avec un conseil (mdts) de citoyens roumains. Les habitants forment un total de 24,000 âmes".

« Une grande quantité de Roumains se trouvent encore du côté de Skodra ou Skutari, entre Antivari et Dulcino particulièrement dans la direction des montagnes orientales. Ces derniers ne paient point de tribut aux Turcs; mais ils sont obligés, comme une grande partie des Albanais, de prendre les armes en temps
de guerre. Quelques-uns d'entre eux sont catholiques. Leur langage est plus latin que celui des Roumains macédoniens. Ils se divisent en cultivateurs, en bergers et en marchands colporteurs.
Les colporteurs poussent jusqu'en Macédoine.  â Berat et plus bas, vers les montagnes, s'étendent une succession de villages au nombre de plus de deux cents, tous habités par des Roumains. Ils se distinguent des Albanais par la religion, la langue et le costume des femmes, mais ils ont presque les mêmes usages et le même sentiment de bravoure. Le district de Musake, ou Jusahe est la région où sont groupés ces deux cents villages roumains ; ils vivent dans la meilleure intelligence avec les Albanais".

« Les Gramuëteni sont les pâtres des montagnes. C'est la tribu roumaine la plus pure. Ils ont leurs maisons dans les montagnes et voyagent avec leurs troupeaux, avec leurs femmes et leurs enfants, dans tous les pays voisins, comme des nomades. Ces Gramustenï ont la réputation de ne savoir jamais mentir. Leurs femmes s'occupent de la fabrication de tapis, de couvertures, de bas, renommés en Turquie, etc. Ils ont gardé le type en même temps que les usages romains. Leur langue est des plus pures. C'est de leurs rangs que sont sortis des hommes de guerre comme Kara- Georges (1), Farmaki, le général Coga (2), etc.

lundi 28 mai 2012

Mbreti i Shqiperise, Otto de Witte


König für 5 Tage

Ein König wird – entsprechendes Elternhaus vorausgesetzt – geboren und nicht gemacht. Es sei denn, man heißt Otto Witte und hebt sich selbst auf den Thron.
So geschehen vor über 90 Jahren.

Am 13. Februar 1913 trieb jener Otto Witte, ein kleiner Schausteller aus Heimbach an der Nahe, sein wechselvolles wie listenreiches Leben auf die Spitze: Er ließ sich zum König von Albanien krönen. Das ruhmreiche Abenteuer währte fünf Tage, und es klingt noch heute unglaublich.

Schausteller Otto Witte aus Heimbach machte Geschichte

Liebe Leser,

als mich bei der Vorbereitung des Heimattages 1973 in Heimbach Landrat Dr. Walter Beyer und Bürgermeister Gerhard Dingert baten, etwas über den legendären König von Albanien vorzutragen und ich zusagte, ahnte ich nicht, auf was ich mich da einließ.

Ich recherchierte überall, wo ich nur eine Spur fand, Behörden und Archive in Baumholder, Berlin, Gau-Algesheim, Hamburg, usw. befragte ich. Sogar Erich Honecker half mir, an die Heiratsurkunde in Berlin-Pankow zu kommen. Fridolin Bauerfeld vor allem verdanke ich eine sehr ergiebige Spur nach Hannover. Im SPIEGEL 19947 und im Spiegel-Archiv wurde ich fündig.


So sah Otto Witte (1871-1958)im Alter aus - ein Bruder fast vom Hauptmann von Köpenick

Der Redakteur des Öffentlichen Anzeigers in Bad Kreuznach machte mir das Archiv der Zeitung zugänglich. Die Stiftung Preußischer Kulturbesitz in Berlin und die Staatskanzlei Saarbrücken verschafften mir ein Buch, mit dem jemand früher schon einmal versucht hatte, Licht ins Dunkel zu bringen. Der Autor warf aber die Flinte ins Korn. Gerade das wollte ich nicht. Der albanische Botschafter und sein Kulturattachee versprachen mir Hilfe bei dem Versuch, zu erfahren, was im Lande Albanien über die damaligen Vorkommnisse zu erfahren ist. Viele Personen, Presseorgane unterstützten mich und ich könnte die Litanei der Stellen, die mir Hilfe gewährten, noch viel weiter fortsetzen. Das wäre sicher ermüdend für Sie.

Hier lebte Otto Witte

In Heimbach war zu Anfang meiner Recherchen bekannt, dass Witte hier unter dem Namen „De Hahne Keenisch" bekannt war. Er lebte „uff da Hahneborsch", ein Haus, das zwischen den Häusern Schuh und Zimmer etwas erhöht stand. Im Grundbuch war er ebenfalls als (Wilhelm) Hahn eingetragen. Für meinen Vortrag hatte ich nur 20 Minuten Zeit. Diesen gestrafften Text, der in den Mitteilungen des Vereins für Heimatkunde gedruckt wurde, veröffentlichte die Redaktion des Bläätchens 1997 in einer Serie über mehrere Monate.

Alles Neuere und auch weitere Einzelheiten erfahren Sie später. So z.B., dass das Bundespräsidialamt nach dem Besuch des Bundespräsidenten in Albanien weitere Kontakte ermöglicht hat und dass in Berlin-Pankow, Witte als einer der ihren angesehen wird und in Festzügen auftritt. Diese Kenntnis verdanke ich Pickard Beate, die dort verheiratet ist. Also, später alles weitere.

Viel Vergnügen beim Lesen dieser unglaublichen Geschichte, die 1997 als Serie in unserem "Bläätchen" veröffentlicht wurde.

Mit freundliche Grüßen

Kurt-Hugo Laininger

Wer heute als politisch interessierter Mensch den Landesnamen Albanien hört, denkt wahrscheinlich daran, dass dieses südosteuropäische Land mit etwa zwei Millionen Einwohnern eine demokratische Volksrepublik darstellt, die sich von Moskau abgewendet und an China angelehnt hat, ihre Mitarbeit im Comecon eingestellt hat und aus dem Warschauer Pakt ausgetreten ist.

Wer darüber hinaus noch an religiösen Dingen Interesse hat, weiß, dass Albanien, dessen Einwohner etwa zur Hälfte Mohammedaner sind, während ein Drittel dem röm. kath. und dem orthodoxen Glauben angehören, sich als „ersten atheistischen Staat der Welt" bezeichnet. Im Jahre 1967 wurden in Albanien mehr als 2.000 Moscheen und Klöster geschlossen.

Spätestens jetzt werden Sie sich fragen: „Was hat Heimbach mit Albanien zu tun?" Bevor ich jedoch dazu komme, Ihnen zu erzählen, wie ein Einwohner von Heimbach König von Albanien geworden ist, ist ein kurzer historischer Rückblick nötig:

Albanien, das erst im 20. Jahrhundert ein Nationalstaat wurde, war seit dem Jahre 167 Teil des römischen Reiches. Nach der Reichsteilung im Jahre 395 gehörte es zum byzantinischen Osten. Später war es Streitobjekt zwischen verschiedenen Nachbarländern. In der Mitte des 15. Jahrhunderts gelang erstmalig unter Skanderbek eine Vereinigung aller albanischen Stämme. Nach dessen Tod im Jahre 1468 wurde das Land endgültig türkisch (mit der Folge, dass die Mehrzahl der Albaner zum Islam übertrat). Abgesehen von Aufständen verschiedener Bergstämme gegen die türkische Fremdherrschaft erwachte das albanische Nationalbewusstsein erst am Ende des 19. Jahrhunderts. nach Ausbruch des 1. Balkankrieges rief Ismael Kemal. Bei in Valona am 28.11.1912 die Unabhängigkeit Albaniens aus. Am 29.7.1913 einigten sich die Großmächte in London auf die Schaffung eines selbständigen Albaniens.

In diese Zeit fallen die Begebenheiten, auf die ich in meinem Vortrag eingehen möchte. Zuvor will ich noch den weiteren Verlauf der Staatwerdung Albaniens skizzieren.

Der zum Fürsten des neuen Staates ausersehene deutsche Prinz Wilhelm zu Wied konnte sich in den wenigen Monaten von März 1914 bis zum Kriegsausbruch nicht durchsetzen. Bis zum Ende des 1. Weltkrieges war Albanien von Mittelmächten und von den Italienern besetzt. 1922 bemächtigte sich Ahmed Zogu der Regierung. 1928 wurde er König. Später lehnte sich Albanien an Italien an. 1939 wurde Viktor Emanuel III König in Personalunion. König Zogu war vorher geflohen. Nach dem italienischen Zusammenbruch kam das Land, (dessen Selbständigkeit nominell wieder hergestellt worden war), unter deutsche Besatzung. Nach dem Abzug der deutschen Truppen wurde Albanien unter Generaloberst Enver Hodscha demokratische Volksrepublik. (1946).

Zum Zeitpunkt der albanischen Unabhängigkeitsbestrebungen trat Otto Witte in das Licht der Öffentlichkeit. Wir sind auf seine Erinnerungen angewiesen, die er in seinem Buch „Fünf Tage König von Albanien" vorgelegt hat. Die darin geschilderten Taten sind anscheinend für seine Zeitgenossen nicht voll nachprüfbar gewesen, denn in dem rd. 700 Seiten umfassenden Werk Friedrich Wencker-Wildberg mit dem Titel „Ungekrönte Könige, Versuch einer Weltgeschichte des Abenteurers", *) Das schon 1934 erschien und in dem sich der Verfasser ernsthaft bemüht hat, die Geschichte einer besonderen Abart der Abenteuer, nämlich der Könige von eigenen Gnaden, zu schreiben, gibt er im Quellennachweis an, er habe die von Witte gegebenen Schilderungen seines albanischen Königsabenteuers nicht nachprüfen können. ich muss Sie also bitten, die Sache nicht allzu ernst zu nehmen.

*) = Staatsbibliothek Marburg, PB 568550

Otto Witte erzählt

Witte schildert in seinen Memoiren, die bereits 1931 im Öffentlichen Anzeiger in Bad Kreuznach als Fortsetzungsgeschichte erschienen sind, wo ich sie im Archiv ausgegraben habe, seinen Lebensweg. Ich folge nun seiner Darstellung:

Er wurde als Kind eines Schaustellers, der in einem Wagen durchs Land fuhr und auf dem Jahrmarkt Damen ohne Unterleib, Seeschlangen und andere Sehenswürdigkeiten vorführte, geboren. Eine richtige Schule hat er kaum besucht; was ihm an Ausbildung fehlte, ersetzte er durch Mutterwitz und Pfiffigkeit.

Schon mit dem neunten Lebensjahr begann sein Wanderleben. Mit einem Menageriebesitzer zog er samt Bude und Viehzeug nach Italien. Er war Zauberlehrling, „abgetrennter menschlicher Kopf", „zersägter" und „verschwundener Jüngling". Nachdem er seine umfassende „Ausbildung" bei Arena-, Theater- und Zirkusbesitzern und als Seiltänzer erfahren hatte, riss er mit 12 Jahren aus – in die Schweiz. Auf der Reise verdiente er seinen Unterhalt durch Handlesen.

Die reiche Witwe

In Mailand kam er zu einer Witwe, die bei seinem Anblick in Tränen ausbrach, weil er ihrem verstorbenen Sohn ähnlich sah. Dessen Platz nahm er für einige Zeit ein, bis ihm das zu langweilig wurde. Sein unruhiges Blut führte ihn diesmal nach Osten; über Venedig, Triest, Budapest und Belgrad nach Serbien. Als ihm das Taschengeld ausging, arbeitete er als Hilfsarbeiter am königlichen Schloss, wo er Gelegenheit fand, dem Königspaar seine Zauberkunststückchen vorführte. Als die Arbeiten beendet waren, ging er mit seinem Arbeitskollegen auf die Walze, bis beide schließlich mazedonischen Räubern in die Hände fielen. Da sie das geforderte Lösegeld (die zuerst verlangten 10.000 Lire wurden schließlich auf 5.000 ermäßigt) nicht beschaffen konnten, mussten sie flüchten. Dann fuhren die beiden Freunde nach Konstantinopel, wo Witte auf einem Dampfer anheuerte. Die Arbeit als Kohlentrimmer machte ihm keinen großen Spaß. Mitgebrachte Stahlwaren aus Solingen, die er unverzollt an Bord brachte und an die Passagiere verkaufte, brachten ihm aber neben dem Erlös aus Zaubervorführungen schöne Einnahmen. In der Türkei kam er mit Trinkgeld und irgendwie gestempelten Papieren überall durch. (Voll Stolz über seine Unverfrorenheit und sein Glück erzählte er, dass er einmal sogar mit einer alten gestempelten Rechnung, die nicht einmal auf seinen Namen gelautet hat, durchgekommen sei).

Geliebt von des Negus Töchterlein

Das nächste größere Erlebnis, das er für berichtenswert hält, spielt Abessinien. Er hatte sich einer Expedition angeschlossen, die das Gebiet des blauen Nils erforschen wollte und zu deren Ehre der Negus Negesti Menelik II einen Empfang gab. - Der Prinzessin gefielen nicht nur die Kunststücke, sondern auch der junge blonde Deutsche. Die beiden beschlossen, miteinander zu fliehen. In Suakin, wo sie ein nach Suez führendes Schiff besteigen wollten, wurden sie von der Hafenpolizei erwischt. Während die Nachfahrin des Königs Salomo und der Königin von Saba zu ihren Eltern zurückgebracht wurde, fand sich für Witte ein Platz hinter festen Mauern. Als gewandtem Artisten war es ihm aber ein leichtes, zu verschwinden, bevor es ihm an den Kragen gehen konnte. Von Beirut, wohin der mit einem Schiff, auf dem er Arbeit gefunden hatte, gelangt war, wanderte er zu Fuß nach Jerusalem. (Dort machte er die Bekanntschaft des Pascha-Gouverneurs, der Gefallen an ihm fand und ihn öfter auf die Jagd mitnahm).

Quer durch Afrika

Auf einer Reise durch Ägypten fotografierte er die Königsgräber (sicher hat er die von ihm hergestellten Karten nicht nur verschenkt). In Kairo schlüpfte er in dem warmen Nest einer Rumänin unter, mit der er sich gut verstand. Überhaupt scheint ihm die Verständigung nirgends Schwierigkeiten bereitet zu haben. Afrika lernte er bei Expeditionen, denen er sich anschloss, durch und durch kennen. Als er dieses Lebens überdrüssig geworden und nach Konstantinopel gegangen war, fiel er einem Werber der Fremdenlegion in die Hände. Nach Lektüre der Schilderung seiner dort erlittenen, „Ausbildung" kann man verstehen, dass er es vorzog, sich möglichst schnell wieder aus dem Staube zu machen.

Flucht in Offiziersuniform

Das schaffte er in einer erbeuteten Offizieruniform, in der sich auch eine Uhr befand, die er sogleich versetzte. Der Erlös reichte auch zum Erwerb eines falschen Passes auf den Namen „Graf Hohenthal". Eine Deutsche aus Siebenbürgen, deren Ehemann kurze Zeit vorher unter Hinterlassung eines beachtlichen Vermögens gestorben war, nahm ihn mit nach hause. Dort erwartete ihn nicht nur die dringend benötigten Kleider, nein, er durfte ganz bleiben und in die Rechte des verstorbenen Ehemannes eintreten. Gegen eine Abfindung von 20 Pfund Sterling verzichtete er schließlich auf seine temperamentvolle Gönnerin zugunsten eines Kaufmannes aus Sachsen. Dieser „Nachfolger" wollte aber sichergehen, dass er sein Geld nicht zum Fenster hin- ausgeworfen hatte; er kaufte nicht nur die Schiffskarten nach London, sondern er vergewisserte sich auch persönlich, dass sein Vorgänger wirklich abreiste.

Die Sache mit Matkei

Auf der Fahrt nach London tröstete Witte sich schnell über den Abschiedsschmerz hinweg, denn er , lernte eine hübsche junge Griechin namens Matkei kennen. Mit dieser Lebensgefährtin; sie hatte ebenfalls eine unglückliche Liebe hinter sich, freundete er sich an. Später wohnten beide in einem erstklassigen Hotel, bis das Geld ausgegangen war. Aber auch diese schöne Frau besaß er nicht allein; sie ging ihm später nach Amerika durch mit einem Burschen, der ihr vorgeschwindelt hatte, er habe zwei Millionen Dollar zugute, die er nur abzuholen brauche. Schließlich stellte sich heraus, dass der saubere Bursche bei der Bank 300 Pfund erschwindelt hatte mit Hilfe eines gestohlenen Scheckbuches. Er beschloss sofort, der Geliebten, die er gutgläubig wähnte, nachzufahren, und zwar als blinder Passagier.


"Graf Hohenthal" lernt an Bord die schöne Matkei kennen

Als Retter in der Not traf er seinen alten Freund, den rothaarigen . Emil, mit dem er früher auf einem Frachtdampfer zusammen gewesen war. Es ist nicht ausgeschlossen, dass dieser rothaarige Freund aus Heimbach stammte.

Dieser Freund brachte ihn im Kohlenbunker unter und verpflegte ihn auch. Nachdem er in Amerika vergeblich nach seiner Freundin gesucht hatte, reiste er nach Deutschland zurück. Als Clown mit einem Zirkus und später als Schauspieler von Stadt zu Stadt ziehend, fand er auch die Spur seiner ungetreuen Matkei wieder, die sich in Konstantinopel befand, aber inzwischen verheiratet war. Er konnte also nur vorübergehend, bis ihr Ehemann zurückkam, bei ihr bleiben. ohne von ihr Abschied zu nehmen, schloss er sich einer russischen Expedition nach Ägypten und dem Viktoriasee an. Er legte dabei 4.000 km quer durch Afrika zurück und fuhr per Schiff nach Indien (einem Teil der Welt, den er bisher noch nicht gekannt hatte), wo er sich als Taucher für eine Tiefsee-Expedition meldete. Schließlich fuhr er nach Südafrika, durchwanderte das Kapland, den Oranje-Freistaat der Buren, Transvaal und das Betschuanaland.

Unter Menschenfressern

Als er schließlich unter Menschenfresser geriet, konnte er sich nur noch dadurch retten, dass er sie durch Zauberkunststücke davon überzeugte, dass sie es mit einem großen Geist, der mit geheimnisvollen Mächten in Verbindung stand, zu tun hatte. Auf dieser Wanderschaft lernte er auch die Pygmäen kennen. Zum Dank für die ihm gewährte Gastfreundschaft befreite er drei, von einem Nachbar-Negerstamm geraubte Pygmäenfräulein, die aber nicht mehr zu ihrem Stamm zurückkehren wollten. Nach Transvaal gelangt, gab er Zaubervorstellungen, zu denen die drei Mädchen tanzten. Auch später in Europa zog Witte mit den drei dunkelhäutigen Damen von Stadt zu Stadt; er feuer- und degenschluckend, die Urwaldschönen tanzend. Um die drei Frauen, die ihm schließlich doch lästig geworden sein mögen, loszuwerden, verheiratete er sie an einen Holländer, einen Böhmen und einen Tiroler.


Fauler Zauber mit den Wilden

Die Befreiung von Mädchen

Nach Indien gereist, fand er eine Schatz, der es ihm ermöglichte, überall in der Welt und auch in Deutschland als „Abgesandter des lieben Gottes" in Not geratenen Leuten zu helfen. Auf Sklavenmärkten kaufte er Europäer frei und schickte sie in ihre Heimat zurück. Auf Sansibar befreite er deutsche Mädchen, die in öffentlichen Häuser verschleppt worden waren.

Schließlich kehrte er nach Deutschland zurück, wo er eine Familie gründete, Dann zog er über die Jahrmärkte mit einem Karussell oder einer Menagerie mit dressierten Affen und Seehunden, die ihm Hagenbeck geliefert hatte. So haben ihn alte Heimbacher Einwohner noch in Erinnerung.

Soldat in der türkischen Armee

Nach vielen Abenteuern, die man gar nicht alle wiedergeben kann, wurde er schließlich am Vorabend des 1. Balkankrieges Offizier der türkischen Armee. Als Spion mit falschem Namen Josef Joppe gelang es ihm, im Dienste des türkischen Geheimdienstes die gesamten Aufmarschpläne der bulgarischen Armee aus dem Kriegsministerium in Sofia zu entwenden. Von dem Vorschuss in Höhe von 10.000 Goldpiasten brachte er sogleich 9.000 Piaster zur Post. Hier zitiere ich ihn wörtlich: „Dort füllte ich eine Zahlkarte an meine Frau nach Deutschland aus und schob dann neuntausend Piaster auf’s Zählbrett. Dabei freute ich mich über das dumme Gesicht, das sie machen würde, wenn der Postbote das viele Geld daheim in Heimbach an der Nahe auf den Tisch zählen würde, denn neuntausend Piaster waren nach deutschem Geld noch immerhin fast dreitausend Mark "


Otto Witte in der Uniform
eines türkischen
Generalfeldmarschalls

Bei dem Einstieg in das Ministerium, den er raffiniert bewerkstelligte, schweiften seine Gedanken manchmal ab zu den neuntausend Piaster, die er heimgeschickt hatte. Sicher, so dachte er, habe der Krämer von Heimbach davon schon einen Teil in seiner Kasse. Wenn nicht alles täuscht, meinte er mit dem Krämer einen Herrn Licht aus Baumholder, von dem wir später noch etwas hören. Die geglückte Beschaffung der wichtigen Akten wurde mit der Verleihung des türkischen Majorspatents belohnt.

Als nächstes übernahm er die Herbeischaffung der serbischen Aufmarschpläne. Als Reisekostenvorschuss erhielt er wieder 10.000 Goldpiaster, die er alsbald zur Post und auf den Weg nach Heimbach brachte. Beim Geheimdienst eingeführt hatte ihn ein türkischer Jugendfreund namens Arzim, der bei seinem größten Abenteuer eine bedeutende Rolle spielen sollte. Die Entwendung der serbischen Aufmarschpläne gelang ihm schließlich mit Hilfe des Mädchens, in dessen Herz und Zimmer er Aufnahme gefunden hatte. Die beiden stahlen ganz einfach einem schon etwas wackeligen General, der die Dame jede Woche einmal besuchte, seine gelbe Aktentasche, in der sich die begehrten Papiere befanden. Nach einer gefährlichen Flucht über die Donau konnte Witte die Pläne, die auch über die vorgesehene Aufteilung der europäischen Türkei Aufschluss gaben, auf den Tisch der türkischen Geheimdienstzentrale legen. - Beim Geheimdienst wurde Witte übrigens nur „Prinz" genannt, weil seine Ähnlichkeit mit dem türkischen Prinzen Halim Eddin sofort ins Auge stach.

Oberbefehl an Prinz Halim-Eddin

In dem so genannten 1. Balkankrieg, der um diese Zeit begann, und in dem der Balkanbund (bestehend aus Serbien, Montenegro, Griechenland und Bulgarien) gegen die Türkei kämpfte, müssen dort unten recht unübersichtliche Verhältnisse geherrscht haben. Beim Ausforschen der Zustände hinter der serbischen Front kam ihm dann der Gedanke, die beiden in Albanien stehenden türkischen Armeen mit einem fingierten Befehl zum Handeln zu veranlassen. Schließlich wollte er als türkischer Prinz Halim Eddin sogar selbst den Oberbefehl über die Truppen übernehmen. Da er zwar sehr gut türkisch sprach, aber weder türkische lesen noch schreiben konnte, musste er sich der Hilfe seines türkischen Freundes Arzim versichern. Dieser sollte ihm als Adjutant zur Seite stehen. Es wurde die Absendung zweier Telegramme beschlossen. „Prinz Halim Eddin kommt, übernimmt Oberbefehl. Der „Sultan", lautete das eine, während das andere folgenden Text aufwies: „Prinz Halim Eddin kommt, hat Oberbefehl über sämtliche Truppen! Die oberste Heeresleitung". Während diese Telegramme von einem Kapitän Volkars in Konstantinopel aufgegeben wurde, hatten sich die beiden Freunde bereits nach Durazzo durchgeschlagen. Die Reise war nicht ohne Gefahr. Die zuvor in Wien bei einem Kostümverleiher erworbenen türkischen Uniformen wären den beiden bei ihrer Ankunft in Durazzo fast zum Verhängnis geworden. Mit Degenschlucken und ähnlichen Kunststücken konnte Witte die serbischen Offiziere von seiner Ungefährlichkeit überzeugen. Per Bauernkarren und zu Fuß setzten sich Witte und Arzim in Marsch in Richtung Tirana, das noch von den Türken besetzt war. Erst etwa 30 km von der Küste entfernt stießen sie auf türkische Vorposten. Sie kleideten sich unbemerkt um und verscharrten ihre Kleider. Dann befahl Witte seinem Adjutanten, dem ersten türkischen Posten zu melden, seine Hoheit Prinz Halim Eddin wünsche unverzüglich General Essad Pascha zu sprechen.

So geschah es dann auch. Bis zum Quartier des Befehlshabers war das Gefolge des falschen Prinzen auf gut zwei Dutzend Offiziere angewachsen. Im Quartier Essad Paschas nahm Witte eine Parade ab. Der Zustand der Truppen war derart miserabel, dass dem falschen Prinzen der Ausruf „Saumäßig, wie die Truppen aussehen" entfuhr. Es gelang ihm sehr schnell, sich Autorität zu verschaffen. Seine Kenntnisse der serbischen Aufmarschpläne, die er sich als türkischer Spion angeeignet hatte, machten großen Eindruck. Dann hielt er folgend Ansprache:„Der Krieg, Effendis, hat eine Wendung genommen, die der ruhmreichen Geschichte der sieggewohnten türkischen Heere Hohn spricht. Unsere Hauptarmee ist vor Adrianopel, das die Bulgaren schwer bedrängen, festgehalten.


König von Albanien nimmt die Parade ab.

Die beiden besten türkischen Armeekorps, die ihren, Effendis, sind berufen, den Krieg zu unseren Gunsten zu entscheiden. ich bin gekommen, Sie zum Siege zu führen. "Das serbische Hinterland ist von Truppen entblößt. Der Weg nach Belgrad ist offen. Wir werden vorstoßen und es erobern!

Er schmiss den Laden

Nachdem ihm die Situation auf der türkischen Seite geschildert worden war, ordnete er ein Zusammenziehen aller Truppen an. Durch sein knappes, militärisches, energisches Auftreten machte seine Hoheit einen solchen Eindruck, dass die beiden türkischen Generäle den Plan fassten, den vermeintlichen Prinzen zum albanischen König auszurufen. Damit wäre ein türkenfreundlicher König vorhanden gewesen, bevor die Westmächte den Thron hätten verschachern können.

Dieser Plan gefiel Witte sehr. Sein Freund Arzim war überhaupt nicht einverstanden. Als türkischer Offizier schien ihm die Sache auf Meuterei hinauszulaufen. Da es im Falle des Gelingens die letzte Möglichkeit gewesen wäre, dem türkischen Sultan das Land zu erhalten, rechnete man mit dessen nachträglicher Zustimmung. Es wurde also eine schlichte Proklamation ohne allen Pomp und Prunk beschlossen. Alles andere sollte nach Beendigung des Krieges anlässlich der Krönung nachgeholt werden.

Zum König ausgerufen

Am nächsten Tag wurde Witte von Essad Pascha zum König von Albanien ausgerufen. Unter Hochrufen der von weither herbeigeeilten Albaner, schmetternder Musik, Geschrei und Tücherschwenken erklärte Witte, er sei gewillt, den Thron anzunehmen und dem stolzen Volk der Albaner ein würdiger König zu werden. Als plötzlich irgendwo eine Kanone böllerte, glaubte er zunächst an das Ende seiner Königsherrlichkeit - aber es waren Salutschüsse. Als die Schüsse verhallt waren und es an die Vorlesung der Regierung ging, sprang Arzim ein, wofür er dann zum 1. Minister ernannt wurde. Die Erklärung, in der viel von den taten des legendären Nationalhelden Skanderbeg (der im 15. Jahrhundert versucht hatte, die Unabhängigkeit Albaniens zu erkämpfen) die Rede war und der geschickt die Jahrhunderte der Türkenherrschaft mit einem großen Sprung übergangen wurden, bis man schließlich bei der Nationalversammlung vor drei Monaten anlangte, wurde mit lautem Jubel begrüßt. Dann wurden Geschenke überreicht, es nahm fast keine Ende.


Es lebe der König von Albanien!
Militär und Bevölkerung jubelten ihm zu

Als Unruhen aus Tirana gemeldet wurden, begab der neue König sich unverzüglich dorthin. Ein Attentat auf ihn wurde von der skipetarischen Leibwache abgeschlagen. Er nahm von seinem Regierungspalast Besitz, in dem zwar noch kein Schreibtisch, aber ein Harem mit 11 jungen hübschen Töchtern einflussreicher Albaner vorhanden war.

Am vierten Tag des Königtums Wittes ging aus Konstantinopel ein Telegramm ein, aus dem zu entnehmen war, dass der richtige Prinz Halim Eddin sich nach wie vor in Konstantinopel aufhalte, so dass der zum König ausgerufene Prinz ein Betrüger sein müsse. Kurz entschlossen ließ Witte den militärischen Stab zusammenrufen, zerriss das Telegramm, nahm Assad Pascha seinen Degen ab, ließ ihn und den anderen türkischen General verhaften und war damit vorerst wieder Herr der Lage. Dann ernannte er den Albaner Ben Dota zum neuen Oberbefehlshaber.

In Arbeiterkleidung geflohen

In dieser Nacht beschlossen Witte und Arzim gemeinsam zu fliehen. Sie teilten die Geschenke unter sich auf und ritten, begleitet von 20 Offizieren, aus der Stadt hinaus. Unter irgendwelchen Vorwänden entledigten sie sich nach und nach ihrer Begleitmannschaft, bis sie schließlich, schon in der Nähe der Küste angelangt, allein waren. Von einem Bauern ließen sie sich Arbeitskleidung geben. Die verräterischen Uniformen versenkten sie in einem Bach. Im Morgengrauen kamen sie unbeschadet in Durazzo an. Die serbischen Posten ließen die beiden zerlumpten Bauern, die offenbar zum Markt wollten, ohne zu fragen passieren. In Durazzo gingen sie an Bord eines österreichischen Schiffes, das sie in anderthalb Tagen nach Fiume brachte. Dort erfuhren sie, welche Wellen ihr Königsabenteuer in der ganzen Welt geschlagen hatte. Vor allem in Berlin soll man sehr erbost gewesen sein, denn die Vorbereitungen, den Prinzen zu Wied zum König von Albanien zu machen, waren schon weit vorgeschritten. - Es stellte sich heraus, dass Witte alles den Kriegsberichterstattern zu verdanken hatte, die die Meldung von der Königsproklamation auf der ganzen Welt verbreitet hatten. Bethmann Hollweg hatte daraufhin Telegramme nach Konstantinopel geschickt und gegen den vermeintlichen Gewaltstreich des Sultans protestiert. Konstantinopel, das aber ein reines Gewissen hatte, hatte geantwortet, es müsse sich um einen falschen Prinzen handeln, denn der richtige sei in Konstantinopel. So war also der Stein ins Rollen gekommen.

Sogar vom Verschwinden der beiden Abenteurer hatte die Presse bei deren Eintreffen in Fiume schon berichtet. Nachdem er sich von Arzim getrennt hatte, fuhr Witte nach hause.

Schwierigkeiten bei der Rückreise

In Salzburg hatte er an der Grenze Schwierigkeiten bei der Zollkontrolle, als man die Schätze aus seinen Hosentaschen zog. Er wurde mehrere Tage aufgehalten und verhört, denn in Tirana war man nicht bereit, auf telegrafische Anfrage zuzugeben, dass man auf seinen Schwindel hereingefallen war.

Witte sagte, man habe doch sicher in den Zeitungen von der Ausrufung eines Königs von Albanien gelesen und von seiner plötzlichen Flucht. Der Mann sei er, und wenn ihm 1000 Telegramme unter die Nase gehalten würden, die änderten alle nichts daran, dass der Exkönig von Albanien im bürgerlichen Beruf der Artist Otto Witte aus Heimbach an der Nahe bei Bad Kreuznach sei.

Da man ihm das nicht glaubte und ihn für geisteskrank hielt, wurde er in eine Nervenheilanstalt untergebracht. Nach einigen Tagen kam der Chefarzt dann aufgeregt gelaufen. Er trug eine vierzehn Tage alte Zeitung in der Hand mit einem Bild, auf dem Witte an der Spitze seines Gefolges zu sehen war, als er in Tirana einzog, um im Justizpalast Wohnung zu nehmen. Auf dem Foto war er in seiner königlichen Würde genau zu erkennen.

Also ließ man ihn weiterfahren. Auf einer Gesellschaft, die der Polizeipräsident gegeben hatte, waren auch Presseleute zugegen, die nichts Eiligeres zu tun hatten, als die ganze Geschichte in die Zeitung zu bringen. Vor allem hatte es ihnen die Sache mit dem Harem und den 11 schönen Mädchen angetan, die er selbst vor lauter Sorgen und Arbeit nur eine Stunde lang hatte anschauen können.

Nun lassen wir Otto Witte wieder selbst zu Wort kommen:

„Froh meiner Freiheit setzte ich mich auf die Bahn. Lange war ich nicht daheim gewesen. So fuhr ich denn über München, Stuttgart, Frankfurt und Bad Kreuznach geradewegs in mein Heimatdorf Heimbach an der Nahe. - Als ich dort den Bummelzug verließ, hielt mich schon gleich der Mann an der Sperre fest. - „Mensch Otto, was hast du nur wieder angestellt? Die Zeitungen schreiben, du wärst König von Albanien gewesen. Stimmt denn das alles, was die da berichten?" - „Stimmt! Stimmt!" nickte ich herablassend und hatte meinen Spaß an der Verblüffung. - Nun, dachte ich, wenn der schon alles weiß, dann wissen sie’s zu Hause ganz bestimmt; und mit stolzgeschwellter Brust ging ich heim. Aber der Empfang war ganz anders, als ich es mir gedacht hatte. - Kaum hatte ich die Wohnung betreten, da kam meine Frau auf mich zugeschossen und schrie: „Einen Harem hast du gehabt? Einen Harem mit 11 Mädchen? Pfui Teufel!" und meine fünf Kinder standen um uns herum und sahen mich mit verwunderten Augen an. Da konnte ich nur den Kopf schütteln. Dieser verfluchte Harem! Er hatte mich nicht nur die Königskrone gekostet, sondern brachte mich nun auch noch kurze Zeit um den häuslichen Frieden. Und dabei hatte ich ihn nur einmal für eine Stunde betreten".

Liebe Leser!

Ich überlasse es Ihnen, zu entscheiden, ob es sich bei den Schilderungen mehr um Köpenickiaden oder um Münchhausiaden handelt. In bin der Sache natürlich, so weit ich konnte, nachgegangen. Dabei bin ich darauf gestoßen, dass Witte wirklich in Heimbach gelebt hat. Das jedenfalls hat er nicht erfunden. Er wohnte in einem Haus, das „Hahneburg" genannt wurde. Ein Bild dieses Hauses haben wir in unserem ersten Bericht (Seite 3) gezeigt. Meine Nachforschungen beim Grundbuchamt haben ergeben, dass die Parzelle, auf der dieses Haus stand, am 09.06.1911 auf den Schausteller Wilhelm Hahn aus Gau Algesheim aufgelassen wurde. Aufgrund Zuschlagsbeschlusses vom 06.05.1913 ging es dann auf den Kaufmann Jakob Licht aus Baumholder über. Dieser hatte seinerzeit in Heimbach ein Ladengeschäft. Bei ihm dürfte es sich um den „Krämer" aus Heimbach gehandelt haben, bei dem Frau Witte einen Teil des Spionagelohnes umgesetzt haben soll.

Wer aber war Wilhelm Hahn? Die Verbandsgemeindeverwaltung Gau Algesheim, bei der ich unter Mitteilung des mir bekannten Sachverhaltes angefragt habe, hat mir geantwortet, von den befragten älteren, ortskundigen Leuten, wisse niemand etwas von einem Schausteller Hahn.

Die älteren Heimbacher Leute kennen Witte auch als „Hahne König". ich zweifle nicht mehr daran, dass die Namen „Graf Hohenthal" und „Josef Joppe" nicht die einzigen falschen Namen sind, die Witte in seinem langen leben geführt hat.

Nach dem 1. Weltkrieg lebte Witte in Bad Kreuznach. dort hatte er die Gastwirtschaft Zur Rhein-Nahe-Bahn gepachtet. Die alten Kreuznacher kennen ihn noch als Kandidaten bei der Reichspräsidentenwahl 1925. Damals hatte er die fraktionslose Partei gegründet und soll unter seinen Anhängern 23.000 Unterschriften zur Unterstützung seiner Kandidatur gesammelt haben. Dann aber soll er zugunsten von Hindenburg verzichtet haben, wie späteren Veröffentlichungen zu entnehmen war. Amtliche Unterlagen über die Zusammenhänge konnte ich bisher nicht auftreiben. Allerdings besitze ich Kopien von Dokumenten, die er 1947 beim Oberbürgermeister der Stadt Berlin eingereicht hat, als er die Wiederzulassung seiner Partei beantragte. In diesem Gesuch gab er an, etwa 30 % seiner Anhänger seien im Ruhrgebiet beheimatet, während im Rheinland 27 % wohnten. In Großberlin habe er 20.000 Anhänger. Die Unterschrift Wittes, die sich auf dem Antrag neben 14 weiteren Unterschriften befindet, ist offensichtlich mit einem stumpfen Bleistift auf einem hölzernen Tisch ohne Unterlage geschrieben worden.

Dass die alliierte Kommandantur nach Einsicht in die eingereichten Unterlagen es mit der Zulassung der Partei nicht eilig hatte, kann man sich denken. Dass hinter den nicht sehr geschickt abgefassten Schriftstücken, die sich teilweise in einer wörtlichen Wiedergabe von Aufrufen der Besatzungsbehörden das Nachkriegsdeutschland brauchte, war ihr sicher schnell klar geworden. Den folgenden Auszug aus der Charlottenburger Neuen Zeitung vom 08.01.1933 will ich ihnen nicht vorenthalten:

Otto Witte gründet ein Partei

„Auf in den Reistag! Im Jahre 1918 gründete Witte, der übrigens jetzt auch mehrere Gastwirtschaften in Kreuznach besitzt, eine Partei und lässt sich als Reichstagskandidat aufstellen. In einem Flugzettel heißt es wörtlich: Wählerinnen und Wähler, Mittelstand, Arbeiter, Schausteller, Händler, Gastwirte, Kleinbauern sowie alle Unterbeamten, lasst euch nicht durch anderes Schreiben und Sprechen betören, seid fest und standhaft, denn keiner kann eure Interessen besser vertreten als Otto Witte, Gastwirt, Schausteller und Händler. Witte ist ein weltbereister Mann, der Land und Leute im In- und Ausland genau kennt, solch ein Mann wie Witte braucht unser Reich. Witte ist unentbehrlich in der jetzigen Zeit, darum muss die Wahlparole heißen: >Otto Witte wird gewählt! Das ist der richtige Mann!<„

Otto Witte schenkt Hindenburg seine Stimmen

In Bad Kreuznach lässt sich Otto Witte als Gastwirt nieder, mehr als einmal muss er den Gästen seine Geschichte erzählen. Vielleicht animiert ihn das zu einem neuen Abenteuer: Er will sich auch in Deutschland als Politiker versuchen und gründet die „Fraktionslose Partei des deutschen Mittelstandes". Als 1925 der Reichskanzler Friedrich Ebert stirbt und ein Nachfolger gesucht wird, lässt sich Otto Witte als Kandidat aufstellen. Im ersten Wahlgang kann er mehr als 100 000 Stimmen verbuchen. Sohn Karl: „Ihm genügte die Sensation. Er verzichtete auf seine Stimmen und schenkte sie mit einer großartigen Geste dem für den zweiten Wahlgang überraschend als Kandidaten aufgestellten Generalfeldmarschall von Hindenburg." Show ohne Ende.

Zu allem Unglück erschien dann noch ein Artikel in der Berliner Zeitung vom 21. Januar 1948, der sicher von Witte inspiriert war und in dem neben vielen anderen Erlebnissen, darunter natürlich die Albaner Affäre, auch von der Wiedergründung der fraktionslosen Partei die Rede war. Dass dieser Artikel die Ablehnung des Antrages durch die Alliierte Kommandantur am 31.01.1948 verursacht hat, scheint nicht ganz abwegig zu sein.

Witte lebte in den Notjahren nach dem 2. Weltkrieg in Berlin. Von dort aus wollte er, wie er einem Reporter des Nachrichtenmagazins „Der Spiegel" im Oktober 1947 erzählte, ins Ausland gehen, um Lebensmittel herbeizuschaffen. Das muss ihm dann doch nicht erlaubt worden sein; an Energie hat es dem damals 73jährigen sicher nicht gefehlt.


Der Königstitel war noch in Otto Wittes Bundespersonalausweis vermerkt.

Am 13. August 1958 stirbt Otto Witte, er wird in Hamburg-Ohlsdorf beerdigt. In das Familiengrab wird auch seine bereits 1949 verstorbene und in Baumholder beerdigte Frau Maria zur endgültig letzten Ruhe gebettet.

Andreas Bauer, stellvertretender Intendant der Komischen Oper in Ost-Berlin, erinnerte sich viele Jahre später an eine Begegnung mit Otto Witte: „In meinem Gedächtnis ist er geblieben als ein liebenswerter Fantast, als einer der letzten Abenteurer, der, wie ein guter Clown, sich lustig machte über die Welt, aber auch – und das war seine Größe – über sich selbst."

Ein Clown, der König wurde. Wenn auch nur für fünf Tage. Ob wahr oder nicht – wollen wir’s unbedingt wissen?
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